5 choses à avoir dans sa voiture pour le retour de randonnée

On y pense rarement lorsque l’on pratique pas ou peu la randonnée, mais il y a quelques « indispensables » que je trouve utiles d’avoir dans le coffre au retour d’une randonnée.

1 : un sac ou caisse pour ranger les chaussures

Les retours de rando, c’est un peu comme une fin de journée de ski : on en a souvent plein les bottes ! Retirez ses chaussures et chaussettes de rando procure un certain plaisir !
Il arrive assez souvent que les chaussures de rando soient pleines de terre… vous éviterez ainsi de salir votre voiture.

Personnellement, je ne pars jamais en chaussures de rando : elles sont dans le coffre avec ma paire de chaussettes de randonnée. Au retour je retrouve des chaussettes et basket sèches et confortables pour conduire.

2 : un t-shirt

Un t-shirt propre sera utile à votre retour de randonnée pour conduire le dos au sec. Au lieu de le laisser dans la voiture, vous pouvez l’emporter dans votre sac à dos, il peut également vous être utile lors de la pause déjeuner pour la même raison.

Il peut être utile d’avoir un rechange complet, par exemple si vous rentrez d’une randonné pluvieuse ou boueuse ou si vous laissez vos enfants découvrir la nature à 100% de leurs capacités :D).

3 : une bouteille d’eau

Toujours pratique pour se rincer les mains, boire si on arrive à sec, se faire un café si vous avez un réchaud…

4 : un thermos

Si vous souhaitez boire un café avant la route, ou une infusion pour vous réchauffer, un thermos fait le matin avant de partir sera encore chaud en fin de journée !

5 : un fruit / biscuits

Si vous n’aviez pas cela directement dans votre sac, ça peut être agréable à votre retour à la voiture, surtout si vous êtes parti avec une petite tribu d’enfants qui méritent bien un sachet de douceurs !

Si vous voyez autre chose, n’hésitez pas à commenter, merci et bonne rando !

Rando : 2 jours dans le Pilat avec bivouac

Pour cette randonnée, je me suis inspiré du tracé officiel disponible sur Pilat-rando.fr (sur lequel j’ai pu télécharger le tracé GPX afin de l’importer dans Visorando et l’adapter à mon besoin grâce à l’outil du site) et du récit de Carnet de Rando.

Mon objectif était de découvrir ce massif et de réaliser mon premier bivouac en solo.

Le massif du Pilat, à 1h de Lyon

1 : préparation du tracé sur Visorando

Etape 1: Après avoir importé le GPX fourni par Pilat-rando.fr sur Visorando, j’ai apporté les modifications suivantes :

  • Modifié le point de départ et d’arrivée
  • Supprimé une longue boucle par la route (peu d’intérêt)
  • Ajouté un passage aux 3 dents, les différentes crêts du Pilat et le saut du Giet

Etape 2 : J’ai dû définir mon point de Bivouac. Il fallait qu’il soit à environ 50% de ma randonnée et qu’il me permette d’admirer le Mont Blanc si le ciel était dégagé. Sur le récit de Carnet de Rando, ils étaient passé par la Chapelle St-Sabin et leur photo m’avait tapée dans l’oeil. J’ai vérifié sur Google Earth… c’était le coin parfait !

La rando : je partage avec vous mes tracés GPX en bas de l’article ! On arrive sur une randonnée de 36 Km avec 1600 mètres de dénivelé positif, avec le point de bivouac en point N°6 après 16 Km.

1600m D+

2 : préparation du sac

J’ai décidé d’emporter Ollie, notre petit cocker, avec moi pour cette randonnée. Voici donc tout le matériel que j’avais prévu dans mon sac Osprey 58L :

  • 1 tente 2 personnes
  • 1 matelas + 1 duvet
  • Le réchaud + 3 sac lyophilisés + thermos
  • 3L d’eau dans la poche du sac.
  • Des sous vêtements chaud pour la nuit + doudoune + paire de tong
  • Pour Ollie : 1 serviette pour dormir, ses croquettes, 1 pince anti-tiques, 1L d’eau.
  • Trousse de secours, barre céréale, 1 bouquin, couteau
  • Bâtons de marche

Mon sac faisait environ 10-12 Kg.

3 : récit de la randonnée

Le départ se fait à Doizieux, accès facile depuis Lyon en 1h environ et aucun souci pour stationner. La pluie venait de passer lors de mon arrivée…

Doizieux

La randonnée débute de façon modérée en montant en forêt, avec une vue plutôt sympathique sur la vallée.

On arrive ensuite à l’auberge au Collet du Doizieux, le chemin se poursuit en face sur une montée un peu raide mais avec plein de mûres…

Une fois sur les hauteurs de la Trève du Loup, le paysage change, moins de forêt sur un sentier facile. L’heure du pique-nique a sonné après ces premiers kilomètres de montée !

On monte ensuite au 1er crêt de l’Oeillon, très beau panorama sur la vallée du Rhône avec les Alpes, la Chartreuse et le Vercors en arrière plan. Malheureusement le ciel est trop couvert pour profiter des Alpes et du Mont-Blanc. Sur la droite, on aperçoit les 3 dents, notre prochaine destination.

L’accès aux 3 dents n’est pas facile. Il y a d’abord des éboulis (chirats) à passer puis deux chemins se présentent à nous, je préfère opter pour celui en contrebas qui nous évitera des petits passages d’escalades, pas simple avec le chien (ou un enfant de moins de 7 ans).
Ollie arrive fièrement en tirant la langue, et il faut avouer que moi aussi :p

On repart direction notre bivouac, en passant par le col du Gratteau. La forêt y menant est vraiment superbe avec une belle vue également.

Peu avant la chapelle St-Sabin, vous pouvez passer la nuit en yourte ou roulotte chez Vert ânes qui propose également des ballades à dos d’âne.

Nous arrivons au lieu du bivouac, la chapelle St-Sabin après une bonne journée de 16 Km. Cet endroit est très agréable, isolé, avec une belle vue perchée à 1120m d’altitude. La vallée s’éclaire pour la nuit, ça scintille de partout et les yeux d’Ollie se ferment rapidement.

La nuit il y a eu pas mal de vent, du coup j’ai moyennement dormi… Ollie a été très sage et n’a pas eu peur pour sa première nuit en tente.

JOUR 2 : direction les crêts du Pilat !

Réveil à 6h30 pour profiter du lever du soleil, et pour accomplir une journée bien chargée en perspective avec 20 Km au programme. Le vent a chassé les nuages de la veille, c’est magnifique.

Photo à 6h45 : « C’est beau »

Le chemin retour se fait sur la même trace jusqu’au col de Gratteau, puis le col l’Oeillon par un peu de route, on bifurque ensuite plus à l’ouest pour parcourir les crêts. De là, on aperçoit mieux le Mont-Blanc au loin avec le ciel dégagé.

Après avoir admiré la vue 360° qu’offre le crêt des Perdrix, direction l’auberge de La Jasserie où vous pouvez déguster la fameuse tarte aux myrtilles.

Arrivé à la Jasserie, une fontaine (non potable) me permet de remplir la gourde d’Ollie. Le chemin en direction du saut du Gier est sur la gauche. La descente commence gentiment dans une superbe forêt de pins.

L’ambiance devient plus humide et on amorce une descente bien plus difficile. Il faut alors se tenir aux rochers, branches et racines pour continuer la descente.

Nous arrivons à destination, il y a quelques personnes venues par un chemin beaucoup plus accessible depuis la vallée. On en profite pour faire la dernière pause pique-nique de notre micro-aventure.

Malgré le dénivelé, la remontée est plus aisée qu’à l’aller. On bifurque sur la gauche après quelques centaines de mètres.

On amorce ensuite la descente, principalement en forêt avec pas mal de chemin avec des cailloux. Retour pas facile et assez long sur la fin, on termine plus calmement en traversant quelques hameaux et voilà Doizieux, notre point de départ.

Pour conclure…

Je suis ravi d’avoir réussi cette micro-aventure ! J’ai pour la première fois créé mon propre parcours sur Visorando et j’ai réalisé un bivouac seul (avec Ollie) tout en découvrant le massif du Pilat.

Le fait de partir randonner 2 jours change tout !
On déconnecte de sa vie de tous les jours, et on profite d’avantage de la nature (pas de trajet en voiture, pas le confort de l’habitat…). On profite également de la douceur du matin, les bruits, la lumière… et on est en marche plus tôt !

Les deux principales difficultés se situent au niveau de la descente au saut du Gier et le passage aux 3 dents. J’ai dupliqué mon parcours sur Visorando en éliminant ces 2 passages difficiles afin de pouvoir réaliser ces 2 jours de façon plus cool, avec des enfants par exemple.

  • Télécharger le GPX 36 Km (3 dents + saut du Giers)
  • Télécharger le GPX 30 Km (boucle sans difficulté majeure)

J’espère que le récit de cette micro-aventure vous aura plu. Avez-vous des questions sur cette randonnée ? Ou des astuces de bivouac à partager ?

Popote et réchaud en rando

Lorsque l’on part en randonnée à la journée, on se prépare souvent un pique-nique à base de pain, charcuterie, légumes, œufs durs, chips, fromage…
C’est mon cas également mais depuis que j’ai réalisé mon 1er bivouac et que j’ai eu recours à un autre mode de fonctionnement, le réchaud et la popote, je me dis que mes habitudes pourraient changer. D’autant plus pour les randonnées d’automne ou d’hiver où une alimentation chaude est la bienvenue…

Idéal en bivouac !

Lorsque vous partez plusieurs jours, vous devez avoir des denrées non périssables. Votre sac étant déjà bien lourd, votre alimentations doit être la plus légère et la moins volumineuse possible.

La nourriture lyophilisée est une bonne solution à cela. Les aliments sont desséchés, ils se conservent longtemps dans leur sachet (2 à 5 ans) et pèsent seulement 125 grammes en moyenne.

On protège du vent avec ce que l’on a sous la main…

La préparation se mange directement dans le sachet, ce qui évite de porter des récipients et d’avoir à les nettoyer. Vous devez utilisez de l’eau portée à ébullition à l’aide de votre réchaud.

Vous pouvez d’ailleurs récupérer de l’eau de source et la porter à ébullition pour de la désinfecter. ça vous fait moins d’eau à porter mais il faut être sûr de son coup. Sinon il faut utiliser l’eau de votre gourde.

…puis on achète un vrai pare vent pour optimiser la combustion

Comment se faire à manger avec un sachet lyophilisé ?

1 : faire chauffer de l’eau à l’aide du réchaud
2 : verser l’eau dans le sachet
3 : refermer le sachet à l’aide de son « zip »
4 : attendre environ 5 minutes en remuant le tout 1 ou 2 fois
5 : déguster

Vous pouvez trouver des préparations lyophilisées à Decathlon, Snowleader ou le spécialiste lyophilise.fr ou encore Amazon.

Quel matériel avoir pour faire cuire un sachet lyophilisé ?

  • 1 bouteille de gaz
  • 1 réchaud
  • 1 popote
  • 1 briquet
  • de l’eau
L’eau se met à bouillir en 2 minutes environ.

Astuce 1 : ranger correctement la bouteille de gaz

Profitez de l’espace offert par la popote pour y ranger le gaz, en principe le format est prévu pour.
Afin de ne pas abîmer le revêtement de la popote, vous pouvez utilisez une éponge carré qui pour sera également utile pour nettoyer si vous cuisiner dans la popote.

Je vais néanmoins essayer une autre technique : ranger tout le nécessaire (briquet, brûleur, cuillère dans la popote) afin d’éviter que ces petits éléments soient dispersés un peu partout et ranger le gaz à part.

Deux techniques de rangement à essayer en fonction de VOTRE praticité.

Astuce 2 : le thermos

En emportant votre réchaud, vous allez facilement pouvoir cuisiner et faire des boissons chaudes. Néanmoins, le gaz n’est pas illimité et sortir le réchaud nécessitera des manipulations dans votre sac et du temps.

L’idée est d’optimiser le temps d’utilisation du réchaud grâce à un thermos (ça fait ça de plus à porter mais ça me semble bien pratique et au pire on s’en sert pour l’eau, bien que le poids soit supérieur à une simple gourde).

Cas N°1 : partez avec de l’eau déjà chaude dans votre thermos, ça vous servira pour votre 1er café OU pour avoir un eau déjà bien chaude pour votre 1er repas (l’eau devra être réchauffée à nouveau afin d’être bouillante mais l’opération gaspillera moins de gaz).

Cas N°2 : lorsque vous préparez votre repas (entre 300 et 400 ml d’eau pour 1 repas lyophilisé), ajoutez un peu plus d’eau en prévision de votre futur café et/ou d’avoir à nouveau de l’eau chaude pour le futur repas).

N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaire 🙂

Comment bien préparer votre premier bivouac

Je ne suis pas expert en matière de bivouac, mais cela fait plus d’un an que je souhaitais réaliser cette expérience. Cet été, j’ai enfin pu effectuer mon premier bivouac (avec mes enfants et mon frère).

Je vous délivre ici mon retour d’expérience afin que vous puissiez à votre tour vous lancer dans cette belle aventure avec le bon équipement et un bon spot !

A avoir en tête :

Tout votre matériel devra rentrer dans votre sac à dos. Si vous partez seul ou avec un (des) enfant(s) la charge sera différente : 1 adulte + 1 enfant c’est jouable, 1 adulte + 2 enfants ça devient plus sportif. En gros, pour emporter votre propre matériel, un sac de 30-40L conviendra, avec 1 enfant 50-60L, avec 2 enfants + de 60L.
Lors de notre bivouac, nous avions 2 sac de 60L et les enfants leurs petits (et précieux) sac à dos dans lequel on peut loger 1 duvet ou 1 matelas (ce n’est pas très lourd mais ça représente du volume).

L’objectif pour l’achat de votre équipement sera d’obtenir des articles de qualité les plus léger et les moins volumineux.

De quoi ai-je besoin ?

  • 1 tente (1 personne, 2 personnes …) : environ 2Kg et 10L
  • 1 matelas auto-gonflant par personne : environ 600gr et 2L
  • 1 duvet par personne : environ 800gr et 6L
  • Des vêtements chaud par personne (sous-vetement de ski, doudoune)
  • Les différentes collations (midi, soir, petit dej…) et l’eau
  • Du matériel pour cuisiner (optionnel).
Ne jamais oublier le saucisson.

Je reviendrais très probablement sur chacun de ces éléments dans les prochains articles de blog .

Afin de faire votre choix sur le matériel, n’hésitez pas à consulter les avis et tests présents sur Internet. Je vous ai noté des poids et des volumes corrects ci-dessus, ça vous donne déjà un bon repère pour orienter vos recherches.

1 : Comment bien s’équiper ?

Si vous avez déjà fait du camping, sachez que votre matériel n’est probablement pas utilisable pour le bivouac : trop volumineux et trop lourd. Sachez également qu’une tente de bivouac est plus petite, ce qui veut dire que techniquement vos matelas de camping ne rentreront pas. Le matériel de bivouac (trekking) est plus coûteux car pour proposer du matériel moins encombrant et moins lourd, les matériaux utilisés sont plus onéreux.

Pour débuter, le matériel proposé par Decathlon représente un bon rapport qualité/prix. Si votre degré d’exigence augmente (matériel moins volumineux/lourd), il faudra alors vous orienter vers des marques plus techniques, sur Snowleader par exemple. Le tarif va vite augmenter par contre mais vous obtiendrez quelques Kg de différence au final.

Mon sac Osprey Exos 58 : 1,24 Kg
Un équivalent Decathlon sera 2x mois cher mais 2x plus lourd.

Personnellement, ça m’a pris une bonne année à faire le point sur mes besoins et à acheter petit à petit le matériel nécessaire. N’hésitez pas à mettre en place des alertes sur leboncoin par exemple pour saisir les bons plans : j’ai trouvé du matériel avec 50% de remise et dans un état quasi-neuf !

Vous avez tout, on se lance !

Ne pas oublier le doudou !

2 : Choisir le bon endroit
Qui dit bivouac, dit randonnée. Vous allez donc devoir trouver une randonnée (voir mon article « comment trouver une randonnée« ) qui sera effectuée non pas en 1, mais 2 jours. Deux possibilités : soit vous en profitez pour réaliser 2 grosses journées de randonnées avec si possible un retour différent, soit vous coupez en 2 une longue randonnée en boucle. C’est probablement le plus simple à faire dans un premier temps.
Pour ma part, j’ai repéré une randonnée en boucle de 9 Km avec un lac à mi-chemin : parfait pour mes juniors.
Vérifiez, avec Google Maps ou Google Images par exemple, qu’il y aura un lieu propice pour poser votre tente (de l’herbe par exemple).

Notre spot : le lac noir

Attention toutefois, car le bivouac n’est pas autorisé partout et doit respecter certaines règles. Je vous invite à lire cet article complet sur le sujet.
Qui dit bivouac, dit aussi que vous devriez avoir du temps en fin de journée pour profiter, n’oubliez pas quelques jeu !

Du badminton ? Pourquoi pas ! 😀

Prévoyez au moins 1 heure pour le montage de votre campement, idem pour le démontage le lendemain. Avec l’habitude et en fonction du nombre de personne, ça ira plus vite par la suite …

Bivouac en place

3 : Quelques jours avant départ et le jour J

Scruter la météo afin que votre premier bivouac se réalise dans les meilleures conditions, surtout si vous êtes avec des enfants… il serait dommage de leur laisser une mauvaise première expérience.

Remplissez votre sac comme si vous partiez afin de vérifier que tout rentre bien et pour vous faire la main sur l’organisation.
La tente étant l’élément le plus lourd, elle est a placer en bas du sac. Gardez à porté de main votre doudoune afin de pouvoir l’enfiler rapidement en cas de mauvais temps ou lors de vos pauses.

Le jour J, vérifiez à nouveau la météo, surtout si vous êtes en montagne, ça change très vite ! N’hésitez pas à lire mon article « la météo en randonnée« , je vous donne quelques astuces.

Go !

Voilà, j’espère que tout comme moi, votre première expérience sera au top, il est important de bien s’y préparer afin que ça soit une réussite.

N’hésitez pas à partager vos questions et/ou astuces en commentaire et à me suivre sur Instagram !

La météo en randonnée

Pour ceux qui me suivent sur Instagram et plus particulièrement en story, vous avez dû voir qu’aujourd’hui j’ai dû rentrer au plus vite d’une randonnée proche de chez moi après consultation d’une application météo assez pratique : RainToday.

13h30, beau temps

La météo classique annonçait des pluies/orages pour la fin de journée mais vers 14h00, le ciel devenait plutôt gris au loin et le vent s’est levé ! Des signes qui ne trompent pas…

14h30, c’est tout gris, le vent souffle…

Sur le chemin du retour, j’ai consulté l’application RainToday (iOS) pour avoir une idée précise du temps à venir dans l’heure. Avais-je le temps de rentrer avant la pluie ?

Il est 14h35, la pluie est annoncée pour 15h05 : j’ai 30 minutes pour rentrer ! C’est serré mais jouable. Je modifie donc mon allure… marche rapide d’abord, puis sur la fin, pas de course.

Je suis arrivé à 15h15, les premières gouttes tombent : impeccable !

Moralité : Il est important de consulter la météo avant de partir, mais également de se fier à ses sens et de consulter une application comme RainToday. On peut ainsi adapter sa randonnée : se mettre à l’abri, raccourcir son parcours, accélérer le rythme…

N’hésitez pas à partager en commentaire vos astuces météo en amont et pendant la randonnée.

Rando : Grotte Sainte Marie Madeleine et Chapelle Saint Pilon

Vue 180° depuis la chapelle du Saint Pilon

Je profite de mes vacances chez un ami dans le Var pour réaliser une randonnée que l’on m’avait plusieurs fois conseillée. Les points d’interêts : la grotte Sainte Marie Madeleine et la chapelle Saint Pilon.

La randonnée débute dans la forêt domaniale de la Sainte Baume où l’on découvre beaucoup de variété d’arbres : chênes, hêtres, ifs, houx, érables… elle est très dense et préservée.
L’ombre et la fraîcheur de la forêt sont idéales si vous souhaitez randonner en plein été !

Un large chemin bien aménagé permet l’ascension vers la grotte St Marie Madeleine. On trouve de nombreux troncs d’arbres coupés et des bancs de fortune permettant de se reposer tout au long du chemin.

Une bonne centaine de marches au bout de la forêt (contre la montagne) permettent d’atteindre la grotte. Un dernier effort qui en vaut la peine.

Astuce pour motiver les enfants : demandez-leur de compter le nombres de marches (si vous obtenez le nombre exact, n’hésitez pas à le préciser en commentaire).

Un parvis, où le silence est d’or, permet d’admirer la vue avant de pénétrer dans la grotte. L’entrée est surplombée par une centaine de mètres de roche.

L’entrée de la grotte Sainte Marie Madeleine
La vue depuis la grotte

La randonnée se poursuit vers la chapelle Saint Pilon avec un changement de décor : les arbres font place a un paysage plus minéral et aride, on se retrouve alors exposé au soleil. Le sommet est un très bel endroit pour le pique-nique mais en cas de forte chaleur ou mistral, il faudra éviter de s’éterniser !

Une fois au sommet (950m), on profite d’une vue à 360°en direction du circuit Paul Ricard et du bord de mer (Saint-Cyr-sur-Mer, Bandol…).

Massif de la Sainte Baume

Une randonnée agréable à faire en famille, pour la demi-journée.
Je vous recommande un coupe-vent et de redescendre en forêt pour le pique-nique en cas de mistral sinon au pied de la chapelle vous serez bien installés.
Comptez 2H30 pour un bon marcheur, 1h de plus avec des enfants ou en marchant tranquillement pour réaliser les 370 mètres de dénivelés positifs et entre 7 et 10 Km en fonction du parcours.

Retrouvez le topo sur visorando (personnelement j’ai préféré éviter le passage par le point 5 en effectuant un A/R sans boucle afin de rester sur le sentier forestier).

Vue à 180° depuis la chapelle Saint Pilon avec vue sur la Sainte Victoire

Pour cette randonnée, j’étais équipé de mes chaussures de trail et ma compagne de ses nouvelles chaussures de rando décat (modèle homme car elle n’a pas trouvé une couleur qui lui plaisait au rayon femme… on a ajouté une semelle en gel et le tour était joué). Le chemin étant pas mal accidenté, il fallait faire attention aux chevilles dans la descente…

C’est une rando qui est souvent organisée par les écoles de la région, étant du sud, il me semble l’avoir déjà faite étant petit mais c’est seulement l’intérieur de la grotte qui a réveillé mes souvenirs.


Avez-vous déjà fait cette rando ou avec vous d’autres rando sympa dans le coin à conseiller ?

Choisir ses chaussures pour randonner

L’idée a fait son chemin dans votre esprit, la nature vous appelle, il est temps de chausser… les chaussures ! Oui, mais pas n’importe lesquelles.

De tout l’équipement à avoir pour pratiquer la randonnée, la paire de chaussures est l’élément principal, celui qui vous fera aimer la marche, celui sur lequel vous ne devez pas faire d’erreur.

Exit les « baskets » du dimanche ! On en croise pourtant beaucoup sur les sentiers…
Ampoules, douleur de voûte plantaire, entorse, chute liée à une mauvaise accroche, salissure, pied mouillé, … évitez tout cela avec des chaussures prévues pour la randonnée.

1er critères : basses, « mid » ou hautes.
Il existe 3 formats de chaussures sur le marché, la vidéo ci-dessous vous explique assez simplement leurs différences :

Dans l’optique de débuter, vous pouvez écarter les chaussures à tiges dites hautes et concentrer vos recherches sur les basses ou les « mid » si vous avez la cheville fragile ou si vous envisagez de faire de la randonnée en milieu un peu plus difficile/accidenté. En résumé, pour débuter, je vous recommande un modèle tige basse. D’autant que la différence de poids varie du simple au double entre des basses et des tiges hautes… ça vous facilitera le travail.

2nd critère : Gore-Tex ou pas ?
Restons dans l’optique du « je débute en randonnée ». Vous allez très probablement pratiquer la randonnée par beau temps en été. Je vous recommande donc pour votre 1ère paire d’opter pour un modèle non étanche qui sera donc plus aéré et moins propice aux ampoules.
Une chaussure Gore-Tex vous permet de mettre les pieds dans l’eau (ruisseau) mais étant basse, si l’eau rentre par la cheville, le chausson restera plein d’eau contrairement à une chaussure plus aérée. Un point qui peut vous convaincre d’opter pour du Gore-Tex en Mid ou tige haute 😉

3ème critère : le nombre de paires
Il n’est pas évident de se projeter sur vos futures pratiques de la randonnée mais si vous pensez en faire toute l’année et dans des difficultés allant de la petite randonnée à la journée plus ardue, il peut être intéressant d’adopter 2 types de chaussures différente : basses non étanches et mid étanche.

Mes chaussures…

Personnellement j’ai opté pour des basses Salomon X Ultra. Il s’agit d’une chaussure qui s’adapte bien aux pieds fins et qui dispose d’une semelle très confortable… après quelques kms ce sont des pantoufles 😉

Elles sont étanches avec le Gore-Tex, de fait je peux m’en servir par tous les temps et toute l’année. J’ai apprécié quelques fois de pouvoir traverser des ruisseaux ou zones encore mouillées tout en restant au sec.

Salomon X Ultra

Ceci étant, lorsque je les ai acheté, je pensais m’arrêter à une seule paire… mais j’ai également opté pour un modèle tige haute étanche : Salomon QUEST Origins 2 GTX Tempest/Night Forest. Je préfère ces dernières lorsque je sais d’avance que la rando s’annonce avec un parcours plus difficile, avec du dénivelé et un terrain accidenté et/ou que nous sommes en hiver avec de la boue, de l’eau…

Salomon QUEST Origins 2 GTX Tempest/Night Forest

Avec le recul, j’aurai peut être dû acheter une première paire basse non gore-tex comme je vous le recommandais précédemment et une seconde au format « mid » et étanche. La folie des paires de chaussures qui se multiplient dans l’armoire ne fait que commencer … 😀

Un mot sur les chaussures de Trail…

Je fais également un peu de course à pied sur les sentiers afin d’améliorer mon cardio. C’est pratique, ça me prend 30 à 45 minutes pour faire 4 à 7 Km… j’ai donc investi dans des chaussures de trail qui disposent d’un chausson plus souple que des chaussures de randonnée et des crampons relativement efficaces. Il m’arrive d’utiliser ces chaussures lorsque la rando s’annonce facile (peu de dévers et moins de 10 Km sur terrain propre).

Attention toutefois si vous avez la cheville fragile, ça ne tiens pas très bien cette zone… je ne vous recommande donc pas ce type de chaussures pour de la randonnée mais en balade ça passe.

Kalenji (Decathlon) Kiprun TRAIL XT 7

Essayez !
Ne commandez pas votre première paire sur Internet sans avoir passé du temps en boutique. En fonction des marques, certaines sont plus adaptées au pied large ou fin par exemple.

Votre pied gonflera un petit peu lors de la randonnée, il ne faut pas une chaussure trop juste lors de l’essayage. Votre talon doit cependant être bien maintenu, sinon il y aura frottement et donc, ampoule.

Pour débuter, Decathlon est une bonne adresse et les vendeurs de bons conseils. En fonction du magasin Decathlon, il peut y avoir plusieurs rayons (randonnée, trek) n’hésitez pas à faire le tour afin d’avoir le panel le plus complet. J’ajoute que vous pouvez retourner facilement une paire si après essai elle ne vous convient pas… un vrai plus !

Alerte à la chaussette !
Des bonnes chaussures c’est bien, mais conservez un peu de budget pour des chaussettes ! C’est tout aussi important… une bonne paire de chaussettes adaptée à la randonnée sera mieux respirante et sans coutures et donc, sans douleur et sans ampoule.

Changer la semelle ?

Les chaussures intègrent une semelle que vous pouvez remplacer par une semelle plus performante, avec un meilleur amorti et confort. Le changement de semelle est utile lorsque votre pied n’épouse pas parfaitement la chaussure ou que vous avez des douleurs à la voûte plantaire ou encore pour réduire les impacts sur vos genoux.
Etant sujet à ce dernier point, je vais certainement m’équiper pour essayer d’atténuer le mal aux genoux.

Rodage…

Vos pieds et vos nouvelles chaussures vont devoir faire connaissance et faire quelques km avant de s’apprécier pleinement, ne vous fiez donc pas à 100% à vos premières impressions. C’est d’autant plus vrai pour des chaussures hautes beaucoup plus rigides…

N’hésitez pas à partager vos propres avis et expériences en commentaires !