Popote et réchaud en rando

Lorsque l’on part en randonnée à la journée, on se prépare souvent un pique-nique à base de pain, charcuterie, légumes, œufs durs, chips, fromage…
C’est mon cas également mais depuis que j’ai réalisé mon 1er bivouac et que j’ai eu recours à un autre mode de fonctionnement, le réchaud et la popote, je me dis que mes habitudes pourraient changer. D’autant plus pour les randonnées d’automne ou d’hiver où une alimentation chaude est la bienvenue…

Idéal en bivouac !

Lorsque vous partez plusieurs jours, vous devez avoir des denrées non périssables. Votre sac étant déjà bien lourd, votre alimentations doit être la plus légère et la moins volumineuse possible.

La nourriture lyophilisée est une bonne solution à cela. Les aliments sont desséchés, ils se conservent longtemps dans leur sachet (2 à 5 ans) et pèsent seulement 125 grammes en moyenne.

On protège du vent avec ce que l’on a sous la main…

La préparation se mange directement dans le sachet, ce qui évite de porter des récipients et d’avoir à les nettoyer. Vous devez utilisez de l’eau portée à ébullition à l’aide de votre réchaud.

Vous pouvez d’ailleurs récupérer de l’eau de source et la porter à ébullition pour de la désinfecter. ça vous fait moins d’eau à porter mais il faut être sûr de son coup. Sinon il faut utiliser l’eau de votre gourde.

…puis on achète un vrai pare vent pour optimiser la combustion

Comment se faire à manger avec un sachet lyophilisé ?

1 : faire chauffer de l’eau à l’aide du réchaud
2 : verser l’eau dans le sachet
3 : refermer le sachet à l’aide de son « zip »
4 : attendre environ 5 minutes en remuant le tout 1 ou 2 fois
5 : déguster

Vous pouvez trouver des préparations lyophilisées à Decathlon, Snowleader ou le spécialiste lyophilise.fr ou encore Amazon.

Quel matériel avoir pour faire cuire un sachet lyophilisé ?

  • 1 bouteille de gaz
  • 1 réchaud
  • 1 popote
  • 1 briquet
  • de l’eau
L’eau se met à bouillir en 2 minutes environ.

Astuce 1 : ranger correctement la bouteille de gaz

Profitez de l’espace offert par la popote pour y ranger le gaz, en principe le format est prévu pour.
Afin de ne pas abîmer le revêtement de la popote, vous pouvez utilisez une éponge carré qui pour sera également utile pour nettoyer si vous cuisiner dans la popote.

Je vais néanmoins essayer une autre technique : ranger tout le nécessaire (briquet, brûleur, cuillère dans la popote) afin d’éviter que ces petits éléments soient dispersés un peu partout et ranger le gaz à part.

Deux techniques de rangement à essayer en fonction de VOTRE praticité.

Astuce 2 : le thermos

En emportant votre réchaud, vous allez facilement pouvoir cuisiner et faire des boissons chaudes. Néanmoins, le gaz n’est pas illimité et sortir le réchaud nécessitera des manipulations dans votre sac et du temps.

L’idée est d’optimiser le temps d’utilisation du réchaud grâce à un thermos (ça fait ça de plus à porter mais ça me semble bien pratique et au pire on s’en sert pour l’eau, bien que le poids soit supérieur à une simple gourde).

Cas N°1 : partez avec de l’eau déjà chaude dans votre thermos, ça vous servira pour votre 1er café OU pour avoir un eau déjà bien chaude pour votre 1er repas (l’eau devra être réchauffée à nouveau afin d’être bouillante mais l’opération gaspillera moins de gaz).

Cas N°2 : lorsque vous préparez votre repas (entre 300 et 400 ml d’eau pour 1 repas lyophilisé), ajoutez un peu plus d’eau en prévision de votre futur café et/ou d’avoir à nouveau de l’eau chaude pour le futur repas).

N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaire 🙂

Comment bien préparer votre premier bivouac

Je ne suis pas expert en matière de bivouac, mais cela fait plus d’un an que je souhaitais réaliser cette expérience. Cet été, j’ai enfin pu effectuer mon premier bivouac (avec mes enfants et mon frère).

Je vous délivre ici mon retour d’expérience afin que vous puissiez à votre tour vous lancer dans cette belle aventure avec le bon équipement et un bon spot !

A avoir en tête :

Tout votre matériel devra rentrer dans votre sac à dos. Si vous partez seul ou avec un (des) enfant(s) la charge sera différente : 1 adulte + 1 enfant c’est jouable, 1 adulte + 2 enfants ça devient plus sportif. En gros, pour emporter votre propre matériel, un sac de 30-40L conviendra, avec 1 enfant 50-60L, avec 2 enfants + de 60L.
Lors de notre bivouac, nous avions 2 sac de 60L et les enfants leurs petits (et précieux) sac à dos dans lequel on peut loger 1 duvet ou 1 matelas (ce n’est pas très lourd mais ça représente du volume).

L’objectif pour l’achat de votre équipement sera d’obtenir des articles de qualité les plus léger et les moins volumineux.

De quoi ai-je besoin ?

  • 1 tente (1 personne, 2 personnes …) : environ 2Kg et 10L
  • 1 matelas auto-gonflant par personne : environ 600gr et 2L
  • 1 duvet par personne : environ 800gr et 6L
  • Des vêtements chaud par personne (sous-vetement de ski, doudoune)
  • Les différentes collations (midi, soir, petit dej…) et l’eau
  • Du matériel pour cuisiner (optionnel).
Ne jamais oublier le saucisson.

Je reviendrais très probablement sur chacun de ces éléments dans les prochains articles de blog .

Afin de faire votre choix sur le matériel, n’hésitez pas à consulter les avis et tests présents sur Internet. Je vous ai noté des poids et des volumes corrects ci-dessus, ça vous donne déjà un bon repère pour orienter vos recherches.

1 : Comment bien s’équiper ?

Si vous avez déjà fait du camping, sachez que votre matériel n’est probablement pas utilisable pour le bivouac : trop volumineux et trop lourd. Sachez également qu’une tente de bivouac est plus petite, ce qui veut dire que techniquement vos matelas de camping ne rentreront pas. Le matériel de bivouac (trekking) est plus coûteux car pour proposer du matériel moins encombrant et moins lourd, les matériaux utilisés sont plus onéreux.

Pour débuter, le matériel proposé par Decathlon représente un bon rapport qualité/prix. Si votre degré d’exigence augmente (matériel moins volumineux/lourd), il faudra alors vous orienter vers des marques plus techniques, sur Snowleader par exemple. Le tarif va vite augmenter par contre mais vous obtiendrez quelques Kg de différence au final.

Mon sac Osprey Exos 58 : 1,24 Kg
Un équivalent Decathlon sera 2x mois cher mais 2x plus lourd.

Personnellement, ça m’a pris une bonne année à faire le point sur mes besoins et à acheter petit à petit le matériel nécessaire. N’hésitez pas à mettre en place des alertes sur leboncoin par exemple pour saisir les bons plans : j’ai trouvé du matériel avec 50% de remise et dans un état quasi-neuf !

Vous avez tout, on se lance !

Ne pas oublier le doudou !

2 : Choisir le bon endroit
Qui dit bivouac, dit randonnée. Vous allez donc devoir trouver une randonnée (voir mon article « comment trouver une randonnée« ) qui sera effectuée non pas en 1, mais 2 jours. Deux possibilités : soit vous en profitez pour réaliser 2 grosses journées de randonnées avec si possible un retour différent, soit vous coupez en 2 une longue randonnée en boucle. C’est probablement le plus simple à faire dans un premier temps.
Pour ma part, j’ai repéré une randonnée en boucle de 9 Km avec un lac à mi-chemin : parfait pour mes juniors.
Vérifiez, avec Google Maps ou Google Images par exemple, qu’il y aura un lieu propice pour poser votre tente (de l’herbe par exemple).

Notre spot : le lac noir

Attention toutefois, car le bivouac n’est pas autorisé partout et doit respecter certaines règles. Je vous invite à lire cet article complet sur le sujet.
Qui dit bivouac, dit aussi que vous devriez avoir du temps en fin de journée pour profiter, n’oubliez pas quelques jeu !

Du badminton ? Pourquoi pas ! 😀

Prévoyez au moins 1 heure pour le montage de votre campement, idem pour le démontage le lendemain. Avec l’habitude et en fonction du nombre de personne, ça ira plus vite par la suite …

Bivouac en place

3 : Quelques jours avant départ et le jour J

Scruter la météo afin que votre premier bivouac se réalise dans les meilleures conditions, surtout si vous êtes avec des enfants… il serait dommage de leur laisser une mauvaise première expérience.

Remplissez votre sac comme si vous partiez afin de vérifier que tout rentre bien et pour vous faire la main sur l’organisation.
La tente étant l’élément le plus lourd, elle est a placer en bas du sac. Gardez à porté de main votre doudoune afin de pouvoir l’enfiler rapidement en cas de mauvais temps ou lors de vos pauses.

Le jour J, vérifiez à nouveau la météo, surtout si vous êtes en montagne, ça change très vite ! N’hésitez pas à lire mon article « la météo en randonnée« , je vous donne quelques astuces.

Go !

Voilà, j’espère que tout comme moi, votre première expérience sera au top, il est important de bien s’y préparer afin que ça soit une réussite.

N’hésitez pas à partager vos questions et/ou astuces en commentaire et à me suivre sur Instagram !

La météo en randonnée

Pour ceux qui me suivent sur Instagram et plus particulièrement en story, vous avez dû voir qu’aujourd’hui j’ai dû rentrer au plus vite d’une randonnée proche de chez moi après consultation d’une application météo assez pratique : RainToday.

13h30, beau temps

La météo classique annonçait des pluies/orages pour la fin de journée mais vers 14h00, le ciel devenait plutôt gris au loin et le vent s’est levé ! Des signes qui ne trompent pas…

14h30, c’est tout gris, le vent souffle…

Sur le chemin du retour, j’ai consulté l’application RainToday (iOS) pour avoir une idée précise du temps à venir dans l’heure. Avais-je le temps de rentrer avant la pluie ?

Il est 14h35, la pluie est annoncée pour 15h05 : j’ai 30 minutes pour rentrer ! C’est serré mais jouable. Je modifie donc mon allure… marche rapide d’abord, puis sur la fin, pas de course.

Je suis arrivé à 15h15, les premières gouttes tombent : impeccable !

Moralité : Il est important de consulter la météo avant de partir, mais également de se fier à ses sens et de consulter une application comme RainToday. On peut ainsi adapter sa randonnée : se mettre à l’abri, raccourcir son parcours, accélérer le rythme…

N’hésitez pas à partager en commentaire vos astuces météo en amont et pendant la randonnée.

Rando : Grotte Sainte Marie Madeleine et Chapelle Saint Pilon

Vue 180° depuis la chapelle du Saint Pilon

Je profite de mes vacances chez un ami dans le Var pour réaliser une randonnée que l’on m’avait plusieurs fois conseillée. Les points d’interêts : la grotte Sainte Marie Madeleine et la chapelle Saint Pilon.

La randonnée débute dans la forêt domaniale de la Sainte Baume où l’on découvre beaucoup de variété d’arbres : chênes, hêtres, ifs, houx, érables… elle est très dense et préservée.
L’ombre et la fraîcheur de la forêt sont idéales si vous souhaitez randonner en plein été !

Un large chemin bien aménagé permet l’ascension vers la grotte St Marie Madeleine. On trouve de nombreux troncs d’arbres coupés et des bancs de fortune permettant de se reposer tout au long du chemin.

Une bonne centaine de marches au bout de la forêt (contre la montagne) permettent d’atteindre la grotte. Un dernier effort qui en vaut la peine.

Astuce pour motiver les enfants : demandez-leur de compter le nombres de marches (si vous obtenez le nombre exact, n’hésitez pas à le préciser en commentaire).

Un parvis, où le silence est d’or, permet d’admirer la vue avant de pénétrer dans la grotte. L’entrée est surplombée par une centaine de mètres de roche.

L’entrée de la grotte Sainte Marie Madeleine
La vue depuis la grotte

La randonnée se poursuit vers la chapelle Saint Pilon avec un changement de décor : les arbres font place a un paysage plus minéral et aride, on se retrouve alors exposé au soleil. Le sommet est un très bel endroit pour le pique-nique mais en cas de forte chaleur ou mistral, il faudra éviter de s’éterniser !

Une fois au sommet (950m), on profite d’une vue à 360°en direction du circuit Paul Ricard et du bord de mer (Saint-Cyr-sur-Mer, Bandol…).

Massif de la Sainte Baume

Une randonnée agréable à faire en famille, pour la demi-journée.
Je vous recommande un coupe-vent et de redescendre en forêt pour le pique-nique en cas de mistral sinon au pied de la chapelle vous serez bien installés.
Comptez 2H30 pour un bon marcheur, 1h de plus avec des enfants ou en marchant tranquillement pour réaliser les 370 mètres de dénivelés positifs et entre 7 et 10 Km en fonction du parcours.

Retrouvez le topo sur visorando (personnelement j’ai préféré éviter le passage par le point 5 en effectuant un A/R sans boucle afin de rester sur le sentier forestier).

Vue à 180° depuis la chapelle Saint Pilon avec vue sur la Sainte Victoire

Pour cette randonnée, j’étais équipé de mes chaussures de trail et ma compagne de ses nouvelles chaussures de rando décat (modèle homme car elle n’a pas trouvé une couleur qui lui plaisait au rayon femme… on a ajouté une semelle en gel et le tour était joué). Le chemin étant pas mal accidenté, il fallait faire attention aux chevilles dans la descente…

C’est une rando qui est souvent organisée par les écoles de la région, étant du sud, il me semble l’avoir déjà faite étant petit mais c’est seulement l’intérieur de la grotte qui a réveillé mes souvenirs.


Avez-vous déjà fait cette rando ou avec vous d’autres rando sympa dans le coin à conseiller ?

Choisir ses chaussures pour randonner

L’idée a fait son chemin dans votre esprit, la nature vous appelle, il est temps de chausser… les chaussures ! Oui, mais pas n’importe lesquelles.

De tout l’équipement à avoir pour pratiquer la randonnée, la paire de chaussures est l’élément principal, celui qui vous fera aimer la marche, celui sur lequel vous ne devez pas faire d’erreur.

Exit les « baskets » du dimanche ! On en croise pourtant beaucoup sur les sentiers…
Ampoules, douleur de voûte plantaire, entorse, chute liée à une mauvaise accroche, salissure, pied mouillé, … évitez tout cela avec des chaussures prévues pour la randonnée.

1er critères : basses, « mid » ou hautes.
Il existe 3 formats de chaussures sur le marché, la vidéo ci-dessous vous explique assez simplement leurs différences :

Dans l’optique de débuter, vous pouvez écarter les chaussures à tiges dites hautes et concentrer vos recherches sur les basses ou les « mid » si vous avez la cheville fragile ou si vous envisagez de faire de la randonnée en milieu un peu plus difficile/accidenté. En résumé, pour débuter, je vous recommande un modèle tige basse. D’autant que la différence de poids varie du simple au double entre des basses et des tiges hautes… ça vous facilitera le travail.

2nd critère : Gore-Tex ou pas ?
Restons dans l’optique du « je débute en randonnée ». Vous allez très probablement pratiquer la randonnée par beau temps en été. Je vous recommande donc pour votre 1ère paire d’opter pour un modèle non étanche qui sera donc plus aéré et moins propice aux ampoules.
Une chaussure Gore-Tex vous permet de mettre les pieds dans l’eau (ruisseau) mais étant basse, si l’eau rentre par la cheville, le chausson restera plein d’eau contrairement à une chaussure plus aérée. Un point qui peut vous convaincre d’opter pour du Gore-Tex en Mid ou tige haute 😉

3ème critère : le nombre de paires
Il n’est pas évident de se projeter sur vos futures pratiques de la randonnée mais si vous pensez en faire toute l’année et dans des difficultés allant de la petite randonnée à la journée plus ardue, il peut être intéressant d’adopter 2 types de chaussures différente : basses non étanches et mid étanche.

Mes chaussures…

Personnellement j’ai opté pour des basses Salomon X Ultra. Il s’agit d’une chaussure qui s’adapte bien aux pieds fins et qui dispose d’une semelle très confortable… après quelques kms ce sont des pantoufles 😉

Elles sont étanches avec le Gore-Tex, de fait je peux m’en servir par tous les temps et toute l’année. J’ai apprécié quelques fois de pouvoir traverser des ruisseaux ou zones encore mouillées tout en restant au sec.

Salomon X Ultra

Ceci étant, lorsque je les ai acheté, je pensais m’arrêter à une seule paire… mais j’ai également opté pour un modèle tige haute étanche : Salomon QUEST Origins 2 GTX Tempest/Night Forest. Je préfère ces dernières lorsque je sais d’avance que la rando s’annonce avec un parcours plus difficile, avec du dénivelé et un terrain accidenté et/ou que nous sommes en hiver avec de la boue, de l’eau…

Salomon QUEST Origins 2 GTX Tempest/Night Forest

Avec le recul, j’aurai peut être dû acheter une première paire basse non gore-tex comme je vous le recommandais précédemment et une seconde au format « mid » et étanche. La folie des paires de chaussures qui se multiplient dans l’armoire ne fait que commencer … 😀

Un mot sur les chaussures de Trail…

Je fais également un peu de course à pied sur les sentiers afin d’améliorer mon cardio. C’est pratique, ça me prend 30 à 45 minutes pour faire 4 à 7 Km… j’ai donc investi dans des chaussures de trail qui disposent d’un chausson plus souple que des chaussures de randonnée et des crampons relativement efficaces. Il m’arrive d’utiliser ces chaussures lorsque la rando s’annonce facile (peu de dévers et moins de 10 Km sur terrain propre).

Attention toutefois si vous avez la cheville fragile, ça ne tiens pas très bien cette zone… je ne vous recommande donc pas ce type de chaussures pour de la randonnée mais en balade ça passe.

Kalenji (Decathlon) Kiprun TRAIL XT 7

Essayez !
Ne commandez pas votre première paire sur Internet sans avoir passé du temps en boutique. En fonction des marques, certaines sont plus adaptées au pied large ou fin par exemple.

Votre pied gonflera un petit peu lors de la randonnée, il ne faut pas une chaussure trop juste lors de l’essayage. Votre talon doit cependant être bien maintenu, sinon il y aura frottement et donc, ampoule.

Pour débuter, Decathlon est une bonne adresse et les vendeurs de bons conseils. En fonction du magasin Decathlon, il peut y avoir plusieurs rayons (randonnée, trek) n’hésitez pas à faire le tour afin d’avoir le panel le plus complet. J’ajoute que vous pouvez retourner facilement une paire si après essai elle ne vous convient pas… un vrai plus !

Alerte à la chaussette !
Des bonnes chaussures c’est bien, mais conservez un peu de budget pour des chaussettes ! C’est tout aussi important… une bonne paire de chaussettes adaptée à la randonnée sera mieux respirante et sans coutures et donc, sans douleur et sans ampoule.

Changer la semelle ?

Les chaussures intègrent une semelle que vous pouvez remplacer par une semelle plus performante, avec un meilleur amorti et confort. Le changement de semelle est utile lorsque votre pied n’épouse pas parfaitement la chaussure ou que vous avez des douleurs à la voûte plantaire ou encore pour réduire les impacts sur vos genoux.
Etant sujet à ce dernier point, je vais certainement m’équiper pour essayer d’atténuer le mal aux genoux.

Rodage…

Vos pieds et vos nouvelles chaussures vont devoir faire connaissance et faire quelques km avant de s’apprécier pleinement, ne vous fiez donc pas à 100% à vos premières impressions. C’est d’autant plus vrai pour des chaussures hautes beaucoup plus rigides…

N’hésitez pas à partager vos propres avis et expériences en commentaires !

A quelle vitesse marcher ?

Qui va piano, va sano, è qui va sano va lontano

Partez sur de bonnes bases !

Afin que la randonnée devienne et reste un plaisir, il est important que vos séances se déroulent de façon agréables.
La randonnée peut tout à fait être un sport intensif si vous additionnez la vitesse, à la distance et au dénivelé MAIS c’est avant tout un loisir de bien être physique et mental.

Démarrez progressivement, vos muscles doivent se chauffer. Vous pourrez augmenter la cadence par la suite si vous en sentez le besoin et l’envie.

Comment connaitre MA bonne vitesse de marche ?

J’ai tendance à dire qu’il faut écouter son corps : dès que vous êtes essoufflé, votre rythme est trop élevé. R-a-l-e-n-t-i-s-s-e-z, votre corps refera surface petit à petit : votre respiration redeviendra plus ample, vous n’aurez plus la tête rouge comme une tomate et vos mollets vous remercieront. Vous pourrez ainsi arriver en haut de ce sommet qui était l’objectif de votre randonnée, il serait dommage d’arrêter en chemin !

La marche à plusieurs…

La marche à plusieurs à ses avantages, on peut discuter sur le chemin et partager un bon saucisson, mais cela peut également être un piège si les personnes ne sont pas du même niveau.
C’est à la personne ayant la condition physique la plus forte de s’adapter au reste du groupe. N’allez pas gâcher, voir écourter, une randonnée avec un rythme trop soutenu !
A la base vous êtes venu partager un moment ensemble, pas faire une course : profitez 🙂

Faites progresser votre « zone rouge » petit à petit.

Si vous souhaitez pouvoir parcourir de plus grandes distances et dénivelés, ou vous voulez que cette activité devienne un sport plus qu’un loisir, voilà ce que je vous conseille :
Lorsque vous effectuez des randonnées de type « moyenne », c’est à dire une distance et un dénivelé sur lequel vous êtes à l’aise, profitez-en pour augmenter progressivement votre cadence de marche. Vous pouvez même courir un peu sur du plat ou en descente, ainsi vous allez être un peu plus dans le rouge mais de façon contrôlée et sans risque de devoir arrêter votre sortie.
Deuxième méthode que j’applique : je fais régulièrement des courses à pied faciles, sur sol relativement plat, pendant environ 30-45 minutes.

Ainsi, vos muscles et votre respiration vont progressivement progresser et vous permettre d’être de plus en plus à l’aise.

Vitesse de marche et kilomètres à parcourir

Lorsque l’on débute, on peut adopter un rythme soutenu de peur de ne pas avoir le temps de parcourir les kilomètres annoncés et le temps restant avant la fin de la journée…
Si vous utilisez le site Visorando, que je vous recommande, vous avez une estimation du temps indiquée. Les temps indiqués prennent en compte les temps de pause mais pas le temps du pique-nique.

Ayant effectué plusieurs randonnées proposées sur ce site, je peux dire que le temps annoncé est plutôt « large ». Maintenant que j’arrive à marcher de façon plus soutenue, il n’est pas rare que je termine 1h plus tôt que prévu (tout en postant des story Instagram :-p).

Pour une randonnée n’étant pas en boucle, c’est à dire pour laquelle vous allez revenir sur vos pas, le temps annoncés concerne l’aller ET le retour.

A force d’effectuer des randonnées, vous allez avoir vos propres points de repaire. 2 paramètres vont entrer en compte pour vous faire une idée du temps que vous allez mettre : le kilométrage et le dénivelé.
Le site comporte un filtre de difficulté et de durée lorsque vous recherchez une randonnée : pratique et fiable 🙂

Pour conclure…

Marchez à une vitesse confortable pour VOUS, si vous êtes plusieurs, le reste du groupe doit s’adapter au plus lent. Vous devez terminer votre randonnée avec une fatigue normale. Le but est de se faire plaisir, de vous perdre dans vos pensées (si vous êtes seul), de discuter à plusieurs et de contempler le paysage… bonne marche 😉

Dans un futur article, je vous parlerai des bienfaits des bâtons de marche 😉

Les bienfaits de la marche !

Lorsque l’on débute la marche à pied, nous ne sommes pas forcement conscient de ses bienfaits, avec le recul, je me rend compte que cela m’a aidé à avancer et ayant un peu creusé le sujet, je comprend aujourd’hui mieux pourquoi.

Je souhaitais partager avec vous cette vidéo, issue de l’émission « La vie intérieure » diffusée sur France Culture en 2017, dans laquelle le psychiatre Christophe André évoque les bienfaits de la marche.

« Mes meilleures pensées sont venues en marchant »

Søren Kierkegaard
La marche est l’alliée de la vie intérieure

On ne parle pas ici de marche sportive ou de randonnée mais de l’impact de la marche sur le corps, l’esprit et les pensées.

  • La marche fait descendre l’attention
  • La marche nous ouvre à la vie intérieure
  • La marche nettoie l’esprit de nos soucis
  • La marche fait émerger des pensées
  • La marche induit des ressentis émotionnels agréables
  • La marche facilite la créativité
  • La marche améliore la concentration
  • La marche fait cesser l’esprit de tourner en rond
  • N’hésitez pas à compléter la liste en commentaire 😉

Marche + nature =
Comme il le précise, le chemin importe peu pour obtenir tous les bienfaits de la marche. Néanmoins en pratiquant la marche dans un milieu naturel (une randonnée), vos ressentis positifs seront décuplés pour votre mental et votre corps.


Il indique aussi que les conditions idéales pour obtenir ces bienfaits sont d’avancer seul.

Je partage cet avis et j’en ai fait l’expérience plusieurs fois ces dernières années. J’ai ressenti le besoin de me retrouver, de renouer avec mes envies profondes, d’y voir plus clair sur ce qui était VRAIMENT important pour moi dans la vie, afin de pouvoir tourner certaines pages.

Ce sont ces aspects de la marche qu’il me semblait intéressant de partager avec vous sur ce blog car, outre les conseils physiques et techniques que je partagerai également avec vous, le mental est un sujet souvent peu dévoilé/exploré et pour lequel j’aimerai consacrer une rubrique entière : La randothérapie.

En attendant, je vous laisse méditer, marcher ou commenter cet article en complétant la liste des bienfaits de la marche 😉