Rando : 2 jours dans le Pilat avec bivouac

Pour cette randonnée, je me suis inspiré du tracé officiel disponible sur Pilat-rando.fr (sur lequel j’ai pu télécharger le tracé GPX afin de l’importer dans Visorando et l’adapter à mon besoin grâce à l’outil du site) et du récit de Carnet de Rando.

Mon objectif était de découvrir ce massif et de réaliser mon premier bivouac en solo.

Le massif du Pilat, à 1h de Lyon

1 : préparation du tracé sur Visorando

Etape 1: Après avoir importé le GPX fourni par Pilat-rando.fr sur Visorando, j’ai apporté les modifications suivantes :

  • Modifié le point de départ et d’arrivée
  • Supprimé une longue boucle par la route (peu d’intérêt)
  • Ajouté un passage aux 3 dents, les différentes crêts du Pilat et le saut du Giet

Etape 2 : J’ai dû définir mon point de Bivouac. Il fallait qu’il soit à environ 50% de ma randonnée et qu’il me permette d’admirer le Mont Blanc si le ciel était dégagé. Sur le récit de Carnet de Rando, ils étaient passé par la Chapelle St-Sabin et leur photo m’avait tapée dans l’oeil. J’ai vérifié sur Google Earth… c’était le coin parfait !

La rando : je partage avec vous mes tracés GPX en bas de l’article ! On arrive sur une randonnée de 36 Km avec 1600 mètres de dénivelé positif, avec le point de bivouac en point N°6 après 16 Km.

1600m D+

2 : préparation du sac

J’ai décidé d’emporter Ollie, notre petit cocker, avec moi pour cette randonnée. Voici donc tout le matériel que j’avais prévu dans mon sac Osprey 58L :

  • 1 tente 2 personnes
  • 1 matelas + 1 duvet
  • Le réchaud + 3 sac lyophilisés + thermos
  • 3L d’eau dans la poche du sac.
  • Des sous vêtements chaud pour la nuit + doudoune + paire de tong
  • Pour Ollie : 1 serviette pour dormir, ses croquettes, 1 pince anti-tiques, 1L d’eau.
  • Trousse de secours, barre céréale, 1 bouquin, couteau
  • Bâtons de marche

Mon sac faisait environ 10-12 Kg.

3 : récit de la randonnée

Le départ se fait à Doizieux, accès facile depuis Lyon en 1h environ et aucun souci pour stationner. La pluie venait de passer lors de mon arrivée…

Doizieux

La randonnée débute de façon modérée en montant en forêt, avec une vue plutôt sympathique sur la vallée.

On arrive ensuite à l’auberge au Collet du Doizieux, le chemin se poursuit en face sur une montée un peu raide mais avec plein de mûres…

Une fois sur les hauteurs de la Trève du Loup, le paysage change, moins de forêt sur un sentier facile. L’heure du pique-nique a sonné après ces premiers kilomètres de montée !

On monte ensuite au 1er crêt de l’Oeillon, très beau panorama sur la vallée du Rhône avec les Alpes, la Chartreuse et le Vercors en arrière plan. Malheureusement le ciel est trop couvert pour profiter des Alpes et du Mont-Blanc. Sur la droite, on aperçoit les 3 dents, notre prochaine destination.

L’accès aux 3 dents n’est pas facile. Il y a d’abord des éboulis (chirats) à passer puis deux chemins se présentent à nous, je préfère opter pour celui en contrebas qui nous évitera des petits passages d’escalades, pas simple avec le chien (ou un enfant de moins de 7 ans).
Ollie arrive fièrement en tirant la langue, et il faut avouer que moi aussi :p

On repart direction notre bivouac, en passant par le col du Gratteau. La forêt y menant est vraiment superbe avec une belle vue également.

Peu avant la chapelle St-Sabin, vous pouvez passer la nuit en yourte ou roulotte chez Vert ânes qui propose également des ballades à dos d’âne.

Nous arrivons au lieu du bivouac, la chapelle St-Sabin après une bonne journée de 16 Km. Cet endroit est très agréable, isolé, avec une belle vue perchée à 1120m d’altitude. La vallée s’éclaire pour la nuit, ça scintille de partout et les yeux d’Ollie se ferment rapidement.

La nuit il y a eu pas mal de vent, du coup j’ai moyennement dormi… Ollie a été très sage et n’a pas eu peur pour sa première nuit en tente.

JOUR 2 : direction les crêts du Pilat !

Réveil à 6h30 pour profiter du lever du soleil, et pour accomplir une journée bien chargée en perspective avec 20 Km au programme. Le vent a chassé les nuages de la veille, c’est magnifique.

Photo à 6h45 : « C’est beau »

Le chemin retour se fait sur la même trace jusqu’au col de Gratteau, puis le col l’Oeillon par un peu de route, on bifurque ensuite plus à l’ouest pour parcourir les crêts. De là, on aperçoit mieux le Mont-Blanc au loin avec le ciel dégagé.

Après avoir admiré la vue 360° qu’offre le crêt des Perdrix, direction l’auberge de La Jasserie où vous pouvez déguster la fameuse tarte aux myrtilles.

Arrivé à la Jasserie, une fontaine (non potable) me permet de remplir la gourde d’Ollie. Le chemin en direction du saut du Gier est sur la gauche. La descente commence gentiment dans une superbe forêt de pins.

L’ambiance devient plus humide et on amorce une descente bien plus difficile. Il faut alors se tenir aux rochers, branches et racines pour continuer la descente.

Nous arrivons à destination, il y a quelques personnes venues par un chemin beaucoup plus accessible depuis la vallée. On en profite pour faire la dernière pause pique-nique de notre micro-aventure.

Malgré le dénivelé, la remontée est plus aisée qu’à l’aller. On bifurque sur la gauche après quelques centaines de mètres.

On amorce ensuite la descente, principalement en forêt avec pas mal de chemin avec des cailloux. Retour pas facile et assez long sur la fin, on termine plus calmement en traversant quelques hameaux et voilà Doizieux, notre point de départ.

Pour conclure…

Je suis ravi d’avoir réussi cette micro-aventure ! J’ai pour la première fois créé mon propre parcours sur Visorando et j’ai réalisé un bivouac seul (avec Ollie) tout en découvrant le massif du Pilat.

Le fait de partir randonner 2 jours change tout !
On déconnecte de sa vie de tous les jours, et on profite d’avantage de la nature (pas de trajet en voiture, pas le confort de l’habitat…). On profite également de la douceur du matin, les bruits, la lumière… et on est en marche plus tôt !

Les deux principales difficultés se situent au niveau de la descente au saut du Gier et le passage aux 3 dents. J’ai dupliqué mon parcours sur Visorando en éliminant ces 2 passages difficiles afin de pouvoir réaliser ces 2 jours de façon plus cool, avec des enfants par exemple.

  • Télécharger le GPX 36 Km (3 dents + saut du Giers)
  • Télécharger le GPX 30 Km (boucle sans difficulté majeure)

J’espère que le récit de cette micro-aventure vous aura plu. Avez-vous des questions sur cette randonnée ? Ou des astuces de bivouac à partager ?

Popote et réchaud en rando

Lorsque l’on part en randonnée à la journée, on se prépare souvent un pique-nique à base de pain, charcuterie, légumes, œufs durs, chips, fromage…
C’est mon cas également mais depuis que j’ai réalisé mon 1er bivouac et que j’ai eu recours à un autre mode de fonctionnement, le réchaud et la popote, je me dis que mes habitudes pourraient changer. D’autant plus pour les randonnées d’automne ou d’hiver où une alimentation chaude est la bienvenue…

Idéal en bivouac !

Lorsque vous partez plusieurs jours, vous devez avoir des denrées non périssables. Votre sac étant déjà bien lourd, votre alimentations doit être la plus légère et la moins volumineuse possible.

La nourriture lyophilisée est une bonne solution à cela. Les aliments sont desséchés, ils se conservent longtemps dans leur sachet (2 à 5 ans) et pèsent seulement 125 grammes en moyenne.

On protège du vent avec ce que l’on a sous la main…

La préparation se mange directement dans le sachet, ce qui évite de porter des récipients et d’avoir à les nettoyer. Vous devez utilisez de l’eau portée à ébullition à l’aide de votre réchaud.

Vous pouvez d’ailleurs récupérer de l’eau de source et la porter à ébullition pour de la désinfecter. ça vous fait moins d’eau à porter mais il faut être sûr de son coup. Sinon il faut utiliser l’eau de votre gourde.

…puis on achète un vrai pare vent pour optimiser la combustion

Comment se faire à manger avec un sachet lyophilisé ?

1 : faire chauffer de l’eau à l’aide du réchaud
2 : verser l’eau dans le sachet
3 : refermer le sachet à l’aide de son « zip »
4 : attendre environ 5 minutes en remuant le tout 1 ou 2 fois
5 : déguster

Vous pouvez trouver des préparations lyophilisées à Decathlon, Snowleader ou le spécialiste lyophilise.fr ou encore Amazon.

Quel matériel avoir pour faire cuire un sachet lyophilisé ?

  • 1 bouteille de gaz
  • 1 réchaud
  • 1 popote
  • 1 briquet
  • de l’eau
L’eau se met à bouillir en 2 minutes environ.

Astuce 1 : ranger correctement la bouteille de gaz

Profitez de l’espace offert par la popote pour y ranger le gaz, en principe le format est prévu pour.
Afin de ne pas abîmer le revêtement de la popote, vous pouvez utilisez une éponge carré qui pour sera également utile pour nettoyer si vous cuisiner dans la popote.

Je vais néanmoins essayer une autre technique : ranger tout le nécessaire (briquet, brûleur, cuillère dans la popote) afin d’éviter que ces petits éléments soient dispersés un peu partout et ranger le gaz à part.

Deux techniques de rangement à essayer en fonction de VOTRE praticité.

Astuce 2 : le thermos

En emportant votre réchaud, vous allez facilement pouvoir cuisiner et faire des boissons chaudes. Néanmoins, le gaz n’est pas illimité et sortir le réchaud nécessitera des manipulations dans votre sac et du temps.

L’idée est d’optimiser le temps d’utilisation du réchaud grâce à un thermos (ça fait ça de plus à porter mais ça me semble bien pratique et au pire on s’en sert pour l’eau, bien que le poids soit supérieur à une simple gourde).

Cas N°1 : partez avec de l’eau déjà chaude dans votre thermos, ça vous servira pour votre 1er café OU pour avoir un eau déjà bien chaude pour votre 1er repas (l’eau devra être réchauffée à nouveau afin d’être bouillante mais l’opération gaspillera moins de gaz).

Cas N°2 : lorsque vous préparez votre repas (entre 300 et 400 ml d’eau pour 1 repas lyophilisé), ajoutez un peu plus d’eau en prévision de votre futur café et/ou d’avoir à nouveau de l’eau chaude pour le futur repas).

N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaire 🙂